Singulier Pluriel

20 avril 2018

Sur la margelle

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Nous avons oublié trop vite l'eau qui sèche sur la margelle et les mots doux de l'aïeule au sortir de l'enfance. Nous avons pris le train et nous y sommes fait prendre, ballottés par les fausses urgences et les tristes ambitions.
Il aurait suffi de si peu. Que nous gardions le goût des mûres sur le bout de la langue plus longtemps que l'été, que nous croyions à l'intuition de l'aube disant la couleur du crépuscule, que nous écoutions d'une attention plus soutenue les leçons des anciens.

Nous avons laissé passer les calendriers, les uns après les autres, sans les mastiquer jusqu'au bout. Nous avons couru plus vite et filé le paysage. Nous voulions moissonner avant que de semer.
Il était trop trop tôt pour bien agir. Nous regardions demain et nous pleurions hier, quand un sourire d'enfant nous offrait la lumière dans l'instant. Autruche ou feu d'artifice, nous étions ailleurs. Le film avalait la photo.

Nous ne nous sommes pas vus passer sur le mouvement, pressés et oppressés. Nous avons cédé du terrain de temps. Nous avons couru si vite de l'entrée au dessert que nous digérons mal. A vouloir fuir la nostalgie, nous avons agrandi les enjambées et à vouloir freiner la vitesse, nous avons fixé nos chaînes. Pendant ce temps-là, les enfants poussent et les plaisirs se suicident. Le présent se corne et s'évanouit, fripé aussitôt qu'il éclot.

A la vitesse de l'eau qui s'évapore sur la margelle brûlée par un soleil solsticial, nous avons regardé l'heure tourner sur l'horizon. Soufflés dans le dos, aspirés par l'avant, nous n'avons pas réussi à vivre sans ralentir ni accélérer. L'aiguille tient mal le zénith. Sitôt fixée par l'oeil, elle vacille. L'aimant n'a que deux fonctions et nos muscles sont fragiles.

Les immobilismes et les fulgurances ont nourri nos souvenirs. C'est triste et c'est beau. Cependant, j'entends le temps me souffler que tout est pour le mieux.

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13 avril 2018

Posément

03 décembre 2017 (15)

La sagesse est un renoncement. Un sublime renoncement. Apaisant, tranquille, gaules rangées, alignées au fond du cabanon et regard doux embrassant l'expérience et le possible, et fixant sans tension l'instant de conscience consistante.
Sublime renoncement, disais-je. De celui qui vous a fait découvrir derrière les batailles sans vainqueurs et les ébullitions sans résultat, des pépites qui dormaient au fond de paysages embrumés par le mouvement.

On n'a pas baissé les bras, on a ouvert la porte. On a renoncé à l'illusion. Quelle joie ! Le réel s'est invité, doux ou cruel, souvent tragique et vide de sens, mais c'est le réel. Il sort vainqueur. Toujours. Il suffira de savoir le prendre, parfois l'apprendre. Le modeler ? Le travestir ? C'est fuir et s'user. L'accepter tel qu'il est, c'est s'en faire un compagnon de route enfin trouvée. La chaotique, la tortueuse, la défoncée et la route pourtant, sa route.
J'ai renoncé aux illusions sans perdre mon élan que j'étale dans le temps, plus plaine que pic, plus baume que feu.

La sagesse est un renoncement et une acceptation. L'illusion, un embrasement inutile et éreintant. Que l'on passe de l'autre à l'un est plutôt sain, il faudra avoir fourbu son corps pour lui offrir le repos.
L'eau se calme et respire, elle coule au ralenti vers la mer. Le torrent fougueux a lissé ses muscles, poli les humeurs, dompté les tempêtes. J'ai mangé du réel aux confins de mon âge et j'y ai trouvé mon compte. Posément.

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26 mars 2018

Passager de moi-même

06 mars 2018 (1)

J'ai laissé les commandes à la confiance. Je suis devenu passager de moi-même. Porté par la construction passée, par les briques montées, le savoir intégré. Ressort lâché en douceur et en durée, je repose mon corps sur un hamac en voyage. Fluide, léger et racé, il file à travers un temps vaporeux fait de traits de pinceaux sans angles, écriture souple, courbes élancées, traces élégantes.

Passager du temps à venir, je glisse horizontal sous le soleil traçant mon fil sur une poudreuse immaculée. Le monde est virgule, apostrophe et tilde répété à l'infini. Les mots sans arêtes sculptent l'univers et les silhouettes ondulées réveillent à la beauté. Les torrents caressent les galets et polissent la vie. L'eau claire et slalomeuse sait où elle va.
Je suis passager de moi-même.

J'ai relâché mon corps et rangé mes gaules. C'est le repos du guerrier, diraient d'autres. Peut-être. C'est un engagement nouveau, une force pacifique sans but, sans raison, sans objectif. Et pourtant si puissante et si efficace. La joie s'allonge sur son "j" sans embêter personne. Qu'elle éclaire à fleur de champs comme une aube estivale et l'horizon aura fait son oeuvre, réveiller en musique et en douceur des aigreurs pressées. Pour demain.

Se reposer enfin sans démissionner, sans fermer ses volets. Prendre le parti du retrait impliqué par petites touches pointillistes qui forment tableau éclatant en décollant ses yeux. Ouverture grand angle d'une attitude secrète qui ne paie pas de mine. Humble petit pas, petit soldat d'une armée de petits pas qui creusent les sillons de lendemains sans artifices.

J'ai posé un baluchon actif sur un fil électrique. Voisin des hirondelles, il imprime le ciel bleu de quelques notes joyeuses. Le mouvement imperceptible a des effets lointains qui font tourner la tête de la Terre sans qu'on s'en aperçoive.
Passager de moi-même, je me laisse faire.

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24 mars 2018

La Joie Sérieuse (Amazon)

La Joie sérieuse (Amazon)

 

 

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03 mars 2018

Sur un cordage lustré

18 septembre 2016 (4)

J'ai tressé, ma vie durant, une corde de doutes et de certitudes. Successivement. Drôle de composition : un brin de rationalité philosophique, une torsade de foi sans destinataire, un fil de curiosité psychologique. Tantôt souple et tantôt raide, elle me hissait vers des sommets ou me lâchait en plein vol. Voyageur incessant je fuyais les chapelles, les cases et les définitions. Feu follet je sautillais à la moindre velléité de me saisir, de me classer. Le spirituel en bandoulière dans une foule de rationalistes et zélé scientifique au pays des illuminés, j'ai construis une demeure de travaux en cours. Et c'est tant mieux. J'ai changé de couleurs sans en renier aucune, épousé des convictions éphémères et garder le cap en modifiant l'itinéraire.

Je traverse le temps, en équilibre sur un cordage lustré par les ans, habité par de petits noeuds séchés, animé par des joutes intérieures. Il est temps de le détendre, de s'allonger confiant sur ce filin de sagesse, aggloméré de vie. Laissons-lui les clés, il sait, il saura. Maître de l'équilibre, il veille sur mon repos.
Douce satisfaction, je sais l'avoir tressé moi-même, en avoir gagné des mains calleuses et des ampoules douloureuses, des joies passagères et des éclairs d'éternité. Tout s'est fondu et confondu pour faire cette couche fragile et certaine à la fois, précaire et solide, tranquille.

Funambule abandonné volontaire, je voyage les yeux fermés vers des couches lumineuses sans confort. C'est bon. J'ai noué mon hamac à la simplicité sans fuir les tempêtes. Expression de vie, elles saleront le vent pour animer le coeur du soldat qui sommeille. Debout couché, à l'affût détendu et vieux chêne plein de sève, je prône l'abandon éveillé. Observateur d'une détente méritée, j'aspire à la lenteur du pèlerin au long cours.

Que demain se tricote à l'écart des horloges, au bout de chaque maille, un point à l'envers et un point à l'endroit, le point suivant comme modeste objectif. Pas plus. Aspiration raisonnée de l'humble confetti d'un univers sans fin. Une touche de plus, discrète, douce et colorée.

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26 février 2018

Le temps du cadeau

26 février 2018 (2)

Sur le chemin du néant, c'est le temps du repos. Sans le chercher. Se poser. Se reposer. Ne rien attendre. Vivre. Douce gracieuseté, c'est l'heure du ballon de baudruche soufflé par le hasard. Plus de fil qui le guiderait, le contraindrait. Le ballon s'envole et se détend. L'espace est tout à lui. Les frontières de la physique ont sauté. C'est l'antichambre récompense, le sas de plénitude. Aux yeux des agités, ce temps semble vide. Et pourtant. Il est compact, plein, puissant. Il suffit juste de le poser comme un souffle d'air pose un pétale évadé sur la balustrade d'une terrasse.
Ne plus courir enfin. Même après le bonheur.
Car...

Courir après le bonheur pour ne pas courir après l'argent ou la réussite sociale, cela reste courir. Même courir après le non-courir, c'est courir.
On a voulu changer le monde, se démarquer, fuir les conformismes et la société qui nous aspirait. Et on a choisi d'autres buts. On les croyait plus nobles, décalés, modernes. On leur a donné des noms et des vertus valorisantes. On prônait l'humanisme, les valeurs avec des guillemets, la générosité et l'accomplissement. On a changé les objectifs quand il nous aurait fallu changer les outils.
Les injonctions au bonheur ou à l'Être, au dépassement et au bien-être restent des injonctions. Immatérielles certes mais une forme de pression sur soi qui n'offre pas le relâchement. Attention ! N'en profitons pas pour courir après le relâchement, nous aurions perdu d'avance.

Ne rien faire sans chercher à ne rien faire est l'ajustement le plus fin et le plus efficace qu'il nous reste.
Suspendu au temps, à sa merci, dans son cocon, on goûte la confiance qu'on donne à la vie. Rien n'est écrit. Tout s'écrit.

Léger comme une plume, on s'affale dans une piscine de balles colorées. En sécurité. Laisser le corps, souple, prendre la vague, l'épouser. Ne plus se battre ni se débattre. Faire virgule de tout. L'instant porte vers l'instant suivant. N'avoir rien à léguer, rien à laisser, rien à marquer. Libre de se laisser aller. Ne plus chercher l'adrénaline et ne plus s'exciter. Seulement goûter la pâtisserie de la vie qui vient rappeler qu'on est en vie. Parfois sentir un parfum d'enfance et s'y abandonner sans nostalgie, par accord avec le cadeau, avec le présent.

Puis regarder vers demain sans dessiner demain d'avance. Poser le pas qui va. Puis poser l'autre. S'apaiser le corps. S'apaiser sans nommer le verbe. C'est. C'est tout. Ne quitter le silence que pour dire le silence.

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25 janvier 2018

S'abandonner à vivre

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Ne plus avoir peur du soir
S'émerveiller devant le marché aux poissons
Babiller devant un bébé et lui chanter Brassens
Écrire avec le doigt martelant l'azerty
Voir un ami pleurer, voir un ami pleurer
Ressentir sans penser qu'on ressent
Mettre un pied devant l'autre
Admirer le grand âge
S'asseoir debout
Aller chercher son enfance dans la frangipane
Ressembler à ses enfants ou l'inverse
Regarder de plus en plus souvent la terre le dos courbé
Aller gratter l'hiver pour libérer les hirondelles
Prendre le large en imprimant sa marque
Écrire au stylo plume pour entendre son sillon
Retrouver son histoire dans un roman tout neuf
Mettre l'éternité dans une lotte à la plancha
Coller l'horizon sur un regard d'azur
Embrasser la mer et lui faire un enfant
Chevaucher le temps avant qu'il ne vous fauche
Réconcilier amour et certitudes
Avoir le banal en partage et laisser son histoire en héritage
Aller d'un pas de sénateur goûter aux nourritures terrestres
S'abandonner à vivre

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13 janvier 2018

Doucement

24 juillet 2015 (7)

Le pas lent sur le chemin de halage, est mouvement et patience. Le regard vers le fleuve et dans le vague se laisse griffer par l'eau salie qui descend vers une autre plus claire et salée. La boue se lave en glissant et la marche suit. Chemineau laborieux, dos légèrement courbé, il sait le temps allié. Actif, au ralenti, il fait sa part du jour. Que coule le flux, que se vide le croupi, que se lave la montagne ! Souffrance et jouissance font bon ménage. Elles savent tenir le marcheur debout et en mouvement, en équilibre de déséquilibre. C'est le prix. Celui de l'acceptation de l'eau boueuse qui passe. Car le temps de penser qu'elle passe, elle passe. La mer lui rendra sa clarté. Les orages seront expérience et mémoire. L'estuaire ouvre et s'ouvre et les descentes ne sont pas toujours enfer, elles peuvent s'avérer élévations, renouveau, renaissance. Le fleuve voyage plus vite que le promeneur. Il lui prépare le terrain du grand large. Si l'eau qui grouille paraît floue au regard fixe, c'est qu'elle file, à son rythme, tout à son oeuvre de purification.
Que le pas reste lent. C'est son salut.

Demain, tous les sentiers nettoyés, les épreuves allégées et les plaies pansées feront de belles cicatrices ou des veines en relief sur des mains tortueuses et riches. Brunies par le soleil qui toujours se lève et relève, elles façonneront le reste du parcours et caresseront l'océan pour le rendre, si possible, plus doux aux petits-enfants. Le dos plus courbé mais le regard plus franc, exploreront l'horizon, certains que demain sera beau, aussi beau que la nuit fut noire, aussi doux que le tunnel fut effrayant. Il suffira de reconquérir le monde, tout simplement, bras ouverts sur le possible, sur le bleu, sur un printemps nouveau.

Le temps aura filtré le temps. Il suffisait d'attendre sans se poser, juste ralentir le pas. Les angles érodés seront moins tranchants aux voyages à venir. L'élan aura gagné en souplesse et fluidité. Il fallait suivre le courant. C'était lui qui dictait le sens. Obéir sans subir, se soumettre sans se rendre, s'abandonner sans abandonner. Doucement. Doucement.

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09 janvier 2018

Le chercheur d'or

09 juin 2012 (3)

A force de labourer le chemin vers la vérité, à repasser sur le trait du crayon une vie durant, à en déchirer même la feuille de papier censée reproduire les années d'efforts, de réflexions, de remises en question en remises en question sans pour autant parvenir à poser un point final, pas même une respiration pour jauger son travail, pour juger son parcours, on s'éloigne de la réalité.
La vérité ennemie de la réalité ? D'autres l'ont compris et exprimé avant lui. Cependant le chercheur d'or est sourd. Sa soif d'absolu le mène à construire ses propres barbelés, barricadé de l'intérieur. Sauveur de l'humanité autoproclamé, il est sûr de sa mission. La pépite viendra. A son heure. Dût-elle être la dernière.

Pendant ce temps défile le paysage. Il n'en voit rien. Il n'en goûte rien. A regarder à l'avant de la locomotive étudiant la meilleure façon de tracer les rails de demain, il file dans l'espace. Et l'image ne s'imprime jamais assez vite dans son esprit. La photo est floue et les vaches fuyantes.
Parfois les rails font des noeuds. Que par malheur il pleuve dessus et l'entreprise de remise à plat n'en sera que plus ardue. Seul le crash est salvateur. Et encore ! Plusieurs seront parfois nécessaires pour lui ouvrir ses yeux d'illuminé. Sincère, courageux et généreux mais illuminé quand même. Vivre demain n'est pas recommandé. Mieux. C'est impossible. L'étant est. Le possible n'est que possible.
Il aura au mieux laisser une trace, des gribouillages, des pistes, du charabia. Pour rien. D'autres chats se feront fouetter ailleurs. C'est la loi du genre. L'ambition démesurée et l'orgueil auront été de la partie sous couvert de nobles intentions. Dommage. Un gâchis de potentiel aidé par une volonté de "faire" qu'on aurait mieux appliqué ailleurs.

La réalité remporte toujours la partie. Qu'elle soit belle ou laide, bonne ou mauvaise, ajustable ou pas. La vérité, elle, occupe toujours la salle d'attente et les tripes des candides valeureux. C'est son lot.
A ne vouloir construire que des cathédrales ou rien, à vouloir être Hugo ou rien, à vouloir multiplier les pains ou rien, on courbe le dos avant l'heure, sacrifié sur le mur de la réalité. Alors qu'il suffisait de se retrousser les manches au lieu de se retourner le cerveau.

Pauvre chercheur d'or dont on ne sait s'il a le choix ou pas.

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04 janvier 2018

La matinée s'élève

13 septembre 2017 (11)

La matinée s'élève et nous n'y pouvons rien. Aucun ordre supérieur, aucune injonction. Elle se lève. Le jour est là. Quoi qu'il soit arrivé dans l'obscurité. L'atroce et le divin ont droit à leur clarté. On tirerait les volets, les rideaux ou les paupières que rien n'y ferait, le jour est là même caché. Il prend la place. Même brumeux, épais, maussade. Il est lumière.

Il éblouit certains de joie, d'autres de peurs. Il éclaire la réalité, douce ou tragique, fade ou pétillante. Le jour durera même en phase descendante, plus courbé, moins vivace, déjà sur le toboggan vers le crépuscule, il n'en sera pas moins vie, jour vivant, respiration.
Nul ne peut éteindre la lumière, les nuages ne sont que voiles trompeurs, derrière est la clarté. Un souffle d'éclat reste étincelle d'espoir et source de feu de joie.

La matinée est reine. Elle étirera ses couleurs jusqu'au soir bâillant au soleil et enveloppant les champs de semences qu'il faudra savoir arroser, récolter, vivifier. Les bras vaillants et le moral au zénith, les coudes serrés les uns aux autres, la marche en vaut la peine, les foins chanteront sous tous les horizons qu'on saura peinturlurer à l'esprit flamboyant.

Passé midi, les jambes plus lourdes, il faudra savoir ralentir l'ascension et freiner la descente. Le jour durera et nous le goûterons apaisés et sereins à l'aune des crapahutages vaillants des matinées courageuses et des semailles flamboyantes. Tranquilles.

La vie s'invite et nous n'y pouvons rien. Alors épousons-la, faisons-lui l'amour et des enfants, des livres d'Histoire et des reflets d'or pour les nouveaux arrivants.
Le jour se lève et nous n'y pouvons rien. On lui casserait les pattes qu'il se relèverait stoïque et réparé. Le jour se lève. Tant mieux.

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