Ils ont un idéal que jamais ils ne lâchent,
Une démarche franche et des idées bien claires.
Ils blâment nos écoles, ses instits et potaches
Qui ne savent plus lire, plus compter, plus se taire.

Ils aiment la rigueur, ils en tirent leur nom,
Et rappellent au secours nos plus vieilles valeurs
Pour que restent debout toutes nos traditions,
Immuables charpentes, principes conservateurs.

Ils s’offusquent d’un « con » craché par un gamin
A l’endroit d’un adulte, même si cela est vrai.
Bien sûr, c’est le respect qu’on doit aux plus anciens
Qui est remis en cause avec ce quolibet.

Ils défendent la famille, l’argent et le travail,
Pour aider leur pays, en bons nationalistes,
A sortir de la crise qui l’a mis sur la paille.
Vous avez deviné, ce sont les rigoristes.

Mais tout ça, c’est morale, civisme et compagnie.
Depuis cinq cent mille ans, on nous rince la dalle
Avec ces lois des autres et ces règles établies,
Ces moules où devraient fondre nos matières cérébrales.

Si notre ami de Sète était encore en piste,
Il chanterait ici un refrain anarchiste
Qui remettrait en place cet animal triste
En osant, plein d’humour, un beau « Gare aux goristes »

Debout les libertaires, faites taire ce courant
Qui s’effraie d’un drapeau, un peu rose, un peu rouge,
Et parle de bon sens comme en son « bon vieux temps »
Et nous souhaite une guerre chaque fois que l’on bouge.

Souvent dans sa recherche, on se laisse abuser
Par des définitions rapides et réductrices.
On se dit agnostique, misanthrope ou athée,
Le lendemain anar et un jour fidéiste.

Mais je ne veux pas croire qu’on puisse en toute conscience
Accepter ces valeurs qui font des esprits lourds,
En oubliant que Jacques ne laissait aucune chance
A toutes les « solutions qui seraient sans amour »