08 avril 2016 (47) (1)

Je me suis laissé dire que d'aucuns n'envisageaient pas d'apprendre à vivre, que leur attention n'était pas en permanence tournée vers l'idée de trouver les moyens d'appréhender au mieux l'existence.
Pourtant qu'il s'agisse du rapport à soi ou aux autres, de stratégie ou d'ambition, aucun d'entre nous n'a été doté de la science infuse. Aussi, l'enregistrement des expériences, l'acquisition de nouveaux outils, l'observation de situations et l'apprentissage d'actions et pensées appropriées, sont indispensables pour rendre une vie plus riche, plus belle, plus utile.
Apprendre à vivre est une évidence. Se mettre en situation pour le faire est un premier pas indispensable à la construction de sa vie. Curiosité, analyse et conclusions sauront nous accompagner sur le beau chemin de l'accomplissement de soi.

Mais, le parcours n'est pas terminé !

Une fois qu'on a appris à vivre, il va falloir apprendre à mourir. Et c'est encore plus beau. Le cheminement vers cet état de plénitude sentira bon les jardins édéniques. Motivant, vivifiant, il ouvrira toutes les portes vers le sublime et la sérénité.
Apprendre à mourir ou apprivoiser la mort pour se libérer de la peur de vivre et du décompte de l'arbitre, a ceci d'étonnant qu'en s'approchant du but on oublie qu'il y a une ligne d'arrivée. Repousser l'échéance par connaissance et acceptation de l'échéance est un beau cadeau. Cadeau de l'effort fourni à arpenter les sentiers de cette découverte.

Ne plus craindre les vivants, ni les morts, ni les dieux, ni leur absence, et pouvoir se dire, tranquille, posé, sage : que peut-il m'arriver ? Mourir ? Et alors ?