25 janvier 2018

S'abandonner à vivre

Ne plus avoir peur du soirS'émerveiller devant le marché aux poissonsBabiller devant un bébé et lui chanter BrassensÉcrire avec le doigt martelant l'azertyVoir un ami pleurer, voir un ami pleurerRessentir sans penser qu'on ressentMettre un pied devant l'autreAdmirer le grand âgeS'asseoir deboutAller chercher son enfance dans la frangipaneRessembler à ses enfants ou l'inverseRegarder de plus en plus souvent la terre le dos courbéAller gratter l'hiver pour libérer les hirondellesPrendre le large en imprimant sa marqueÉcrire au stylo... [Lire la suite]
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13 janvier 2018

Doucement

Le pas lent sur le chemin de halage, est mouvement et patience. Le regard vers le fleuve et dans le vague se laisse griffer par l'eau salie qui descend vers une autre plus claire et salée. La boue se lave en glissant et la marche suit. Chemineau laborieux, dos légèrement courbé, il sait le temps allié. Actif, au ralenti, il fait sa part du jour. Que coule le flux, que se vide le croupi, que se lave la montagne ! Souffrance et jouissance font bon ménage. Elles savent tenir le marcheur debout et en mouvement, en équilibre de... [Lire la suite]
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09 janvier 2018

Le chercheur d'or

A force de labourer le chemin vers la vérité, à repasser sur le trait du crayon une vie durant, à en déchirer même la feuille de papier censée reproduire les années d'efforts, de réflexions, de remises en question en remises en question sans pour autant parvenir à poser un point final, pas même une respiration pour jauger son travail, pour juger son parcours, on s'éloigne de la réalité.La vérité ennemie de la réalité ? D'autres l'ont compris et exprimé avant lui. Cependant le chercheur d'or est sourd. Sa soif d'absolu le mène à... [Lire la suite]
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04 janvier 2018

La matinée s'élève

La matinée s'élève et nous n'y pouvons rien. Aucun ordre supérieur, aucune injonction. Elle se lève. Le jour est là. Quoi qu'il soit arrivé dans l'obscurité. L'atroce et le divin ont droit à leur clarté. On tirerait les volets, les rideaux ou les paupières que rien n'y ferait, le jour est là même caché. Il prend la place. Même brumeux, épais, maussade. Il est lumière. Il éblouit certains de joie, d'autres de peurs. Il éclaire la réalité, douce ou tragique, fade ou pétillante. Le jour durera même en phase descendante, plus courbé,... [Lire la suite]
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