24 janvier 2017

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Sec et droitBlanc fier son riche car verte humeur simple tweet denseHeure et jourPlasma équivoque soirée fertile mots clerc doux suite sainte blés trainManger et boireCertain plus kyrielle instant flèche école cuistre étourdi terribleRêve et sommeilVigne longe vermicelle stade crèche mixture fumigène jeu toundra plancheTemps et statutGomme fluide terme arythmie fruit graal moulin bromure succulent grincheuxAir et âgeWagon traîneau servitude question plume urticaire ambition huis merceriePlage et bleueXylophone cuve reste litige... [Lire la suite]
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22 janvier 2017

Comme un gâchis

Le temps n'existant pas, le mouvement se suspend. L'ombre caresse les envies et les aplatit. L'hiver dans l'antre de chacun, plombe. C'est l'attente. L'heure des dos courbés et des nostalgies amères. Au creux des reins se font sentir les ans et on s'étonne d'avoir tenu tant. De rires en larmes et de cascades en lunes de miel, nous étions les mêmes, à suivre un destin tortueux qui ne se vit pas, qui se voit seulement dans la mémoire d'un rétroviseur forcément personnel.La vieillesse de l'année fera long feu aux matins lumineux.... [Lire la suite]
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19 janvier 2017

Hé toi le filant...

Hé toi le filant t'es tu amandé de tes heures errées, erreurs passées ? A fuir ce devenir qui te colle aux trousses, tu tricotes un présent inutile et patauge sur un temps qui flaque de boue. C'est la peur qui te fait faire de grandes enjambées en l'air, pas le regard en arrière. C'est la peur de devoir soulever l'haltère sans entrainement. Responsable de ton irresponsabilité, tu cours pour voir le paysage défiler, croyant que les vaches ne voient pas ton entrain lâche. Mais ce n'est que le train qui file, pas toi.Descends. Pose tes... [Lire la suite]
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17 janvier 2017

Leçon de choses

Les sarments qui brûlent crépitent comme des eaux qui craquent liquide. Les soleils noirs d'Hugo ont des joyeusetés fortes. La fin sent bon. Tirer le volet et sentir son grincement dans son corps rend la vie vivante, surtout celle qui s'en va. Au loin, des bruits de ville s'entretuent sans vainqueur. La campagne attend mon heure. La beauté du sordide sort des sables et l'objectif fait le point en automatique. C'est la vie qui prend corps sans le ranimer. L'essentiel a des parfums de... [Lire la suite]
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04 janvier 2017

La pipe de Gustave

Il a posé sa pipe sur la table de chevet, s'assurant que plus aucune activité n'y bouillonnait. On aurait pu, plus tard, interpréter la situation nouvelle avec platitude. Alors qu'il tenait à laisser un message, certes codé, mais compréhensible aux plus perspicaces.En la posant, il s'est d'abord demandé si c'en était une, et il a souri et souri de nouveau d'encore sourire malgré les circonstances. Il faillit la casser pour souffler un bon mot à l'infirmière du matin. Mais sa confiance dans l'esprit de la jeune femme étant limitée, il... [Lire la suite]
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03 janvier 2017

Sale temps

Le temps a passé composé et le compost se cache sous la neige encore fraîche. On tirera rideau au premier rayon de bourgeon.Attendre. Attendre. Dos rond  et reins cassés. Cendres chaudes et tincelle chouchoutée.Le temps présent s'emmitoufle futur dans l'esprit du possible infinitif.Le conditionnel n'a pas lieu d'être. Ce qui sera, sera. Arrosons de vouloir sans trop d'impératif qui pourrait apeurer l'éclosion. Souffle doux pour temps long.L'imparfait est légion et s'use au jour le jour. Son bois se mouille puis s'assèche et... [Lire la suite]
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01 janvier 2017

Je vous souhaite...

Même si l'année 2016 a passé son temps à vouloir me donner tort, et avec une force inimaginable qui m'a dépassé vraiment, je n'en démords pas. Je publie de nouveau ce billet, d'il y a un an, sans en changer un mot : Je vous souhaite de l'intelligence.Je n'ai pas trouvé mieux. Car il n'y a pas mieux. J'ai exploré l'histoire et les tréfonds de l'âme, le sordide et le merveilleux, l'éthéré et le paléozoïque, et j'ai rendu mon âme à deux cerneaux de noix, bien nichés sous un crâne et qui sont tout mon moi.Vous avez beau me dire... [Lire la suite]
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31 décembre 2016

Le Soleil lourd

Certains ont le soleil aussi lourd que le sommeil des autres.Avoir le soleil lourd, c'est rebondir sans même le désirer. L'effort n'est que pensée de l'effort. Pas plus. Le reste vient tout seul. L'immeuble qu'on croyait toujours destiné à s'effondrer à côté de soi, comme punition pour les statiques, les passifs et les amorphes, un jour, peut s'écrouler sur soi. Certes, on a, un temps, le sentiment d'avoir présumé de ses ressources ou de la luminosité de sa bonne étoile. On est ramené au ras des pâquerettes qu'on dénonçait depuis... [Lire la suite]
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28 décembre 2016

Bescherelle me poursuit dans mon sommeil

Je suis plutôt un amoureux des verbes du 2ème groupe. Je ne sais s'il est des confréries qui se classent, se réunissent ou festoient à la gloire de leur groupe de conjugaison, mais il me plairait, non pas de me liguer (Quelle horreur !) mais pour le moins de chercher une raison à ces préférences conjugales, pour oser un bon mot.Poulidor de la grammaire, cette deuxième position m'est apparue, comme ça, en pleine nuit : j'étais des amateurs des verbes du 2ème groupe et plus d'un demi-siècle m'avait tu l'information. Qu'importe, je le... [Lire la suite]
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27 décembre 2016

Le véritable engagement

Depuis qu'on ne meurt plus de chagrin d'amour, on a perdu le sens de la dignité en même temps que celui du tragique.On ne risque plus sa vie pour cueillir un myosotis à une fille et il ne nous viendrait pas à l'idée de se coudre un ruban sur la poitrine pour prouver notre amour. Bien entendu, plus personne ne lave son honneur à l'orée d'un bois, au lever du jour et le crime passionnel a recouvert les habits du crime ordinaire, ou presque.L'époque est à l'aquarelle et pas au Pollock, à la mesure qu'on croit sage et pas au contraste... [Lire la suite]
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