03 mars 2017

Il fallait que tout s'écroulât

...et puis tout s'est écrouléet puis tout s'est éclairé Il est des conversions qui ne peuvent se faire en douceur comme on en rêverait. Il est des marches qui se montent vraiment, seulement si on les dégringole. Ces à-coups-là nous déchirent, nous déroutent, nous font signe de rembobiner la pellicule qui s'emballait avec passion déraisonnable. Aux ambitieux, les murs en béton salvateurs ! C'est le seul moyen. La tempérance affichée n'est qu'enveloppe. Au fond, la machine accélère pour tenir puis casse sa courroie. Et il faut tout... [Lire la suite]
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17 février 2017

Se poser

Il est sage de savoir rendre les armes à temps. Se plier au verdict avant le K.O. Lâcher l'affaire. Abdiquer.Les coeurs-gros-comme-ça se fixent des missions aux immenses dimensions et s'inventent des combats toujours plus difficiles. Équipés de courage, de volonté et d'une persévérance hors du commun, ils s'habituent à grimper sur l'échelle, toujours plus haut, et s'aveuglent eux-mêmes de leur réussite. Alors, ils ne voient pas le mur ou le vide ou l'épuisement qui sourdaient pourtant depuis longtemps. Tout puissants sur eux,... [Lire la suite]
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12 février 2017

En pente douce

Les jonquilles ont flanché à leur heure. Tige courbée mais pétales encore lumineux, coeur gonflé d'une riche saison, feuilles encore vertes d'énergie sous le pied. Le temps venu, il fallait que cela fut. Leur mission en fin de course, elles offriront de l'ombre aux nécessiteux, aussi généreusement qu'elles élevaient les pousses de curieux. C'est l'automne, en pente douce dès l'été, accompagné plutôt que réprimé. La fougue et l'ambition d'idéaux supérieurs se rangent des bécanes et des arrosoirs. Les couchers de soleil n'ont rien à... [Lire la suite]
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29 janvier 2017

Le temps paît

Le temps s'étire pour occuper l'espace. Et l'ennui déplie le ressort de ses lettres sans aspérités pour faire comme si. Faut bien combler le vide de peur d'entendre l'écho des mornes vies résonner dans les consciences ! Par le dos de la cuillère, on étale la purée pour en remplir l'assiette puisque le sublime n'est pas au rendez-vous. On glose sans conviction sur si peu de vie et on positive en trouvant riches même les plus minables des instants. Mais là aussi, les discrets taisent leurs exploits quand les fanfarons s'inventent des... [Lire la suite]
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24 janvier 2017

Suite

Sec et droitBlanc fier son riche car verte humeur simple tweet denseHeure et jourPlasma équivoque soirée fertile mots clerc doux suite sainte blés trainManger et boireCertain plus kyrielle instant flèche école cuistre étourdi terribleRêve et sommeilVigne longe vermicelle stade crèche mixture fumigène jeu toundra plancheTemps et statutGomme fluide terme arythmie fruit graal moulin bromure succulent grincheuxAir et âgeWagon traîneau servitude question plume urticaire ambition huis merceriePlage et bleueXylophone cuve reste litige... [Lire la suite]
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22 janvier 2017

Comme un gâchis

Le temps n'existant pas, le mouvement se suspend. L'ombre caresse les envies et les aplatit. L'hiver dans l'antre de chacun, plombe. C'est l'attente. L'heure des dos courbés et des nostalgies amères. Au creux des reins se font sentir les ans et on s'étonne d'avoir tenu tant. De rires en larmes et de cascades en lunes de miel, nous étions les mêmes, à suivre un destin tortueux qui ne se vit pas, qui se voit seulement dans la mémoire d'un rétroviseur forcément personnel.La vieillesse de l'année fera long feu aux matins lumineux.... [Lire la suite]
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19 janvier 2017

Hé toi le filant...

Hé toi le filant t'es tu amandé de tes heures errées, erreurs passées ? A fuir ce devenir qui te colle aux trousses, tu tricotes un présent inutile et patauge sur un temps qui flaque de boue. C'est la peur qui te fait faire de grandes enjambées en l'air, pas le regard en arrière. C'est la peur de devoir soulever l'haltère sans entrainement. Responsable de ton irresponsabilité, tu cours pour voir le paysage défiler, croyant que les vaches ne voient pas ton entrain lâche. Mais ce n'est que le train qui file, pas toi.Descends. Pose tes... [Lire la suite]
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17 janvier 2017

Leçon de choses

Les sarments qui brûlent crépitent comme des eaux qui craquent liquide. Les soleils noirs d'Hugo ont des joyeusetés fortes. La fin sent bon. Tirer le volet et sentir son grincement dans son corps rend la vie vivante, surtout celle qui s'en va. Au loin, des bruits de ville s'entretuent sans vainqueur. La campagne attend mon heure. La beauté du sordide sort des sables et l'objectif fait le point en automatique. C'est la vie qui prend corps sans le ranimer. L'essentiel a des parfums de... [Lire la suite]
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04 janvier 2017

La pipe de Gustave

Il a posé sa pipe sur la table de chevet, s'assurant que plus aucune activité n'y bouillonnait. On aurait pu, plus tard, interpréter la situation nouvelle avec platitude. Alors qu'il tenait à laisser un message, certes codé, mais compréhensible aux plus perspicaces.En la posant, il s'est d'abord demandé si c'en était une, et il a souri et souri de nouveau d'encore sourire malgré les circonstances. Il faillit la casser pour souffler un bon mot à l'infirmière du matin. Mais sa confiance dans l'esprit de la jeune femme étant limitée, il... [Lire la suite]
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03 janvier 2017

Sale temps

Le temps a passé composé et le compost se cache sous la neige encore fraîche. On tirera rideau au premier rayon de bourgeon.Attendre. Attendre. Dos rond  et reins cassés. Cendres chaudes et tincelle chouchoutée.Le temps présent s'emmitoufle futur dans l'esprit du possible infinitif.Le conditionnel n'a pas lieu d'être. Ce qui sera, sera. Arrosons de vouloir sans trop d'impératif qui pourrait apeurer l'éclosion. Souffle doux pour temps long.L'imparfait est légion et s'use au jour le jour. Son bois se mouille puis s'assèche et... [Lire la suite]
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