03 novembre 2015

Attention Tanger Marathon

Depuis 2008, tous les ans, pour mon anniversaire, je m'offre un marathon. Jusqu'ici, c'est le Marathon Nice-Cannes qui emportait mes faveurs. On peut comprendre. Son parcours est un bonheur, quoi qu'il arrive. Cette année, je ne courrai pas le 8ème marathon à domicile. J'ai décidé d'aller courir mon 14ème marathon à Tanger. Ce sera dimanche. Il est vrai, qu'adepte du fameux d'une pierre deux coups, j'en profite pour rendre une visite à l'un de mes fils qui y vit. A moins que ce ne soit l'inverse.N'ayant plus l'âge des défis... [Lire la suite]
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19 octobre 2015

Je me souviens

Je me souviens de l'année prochaine. Elle était belle. Le printemps avait compté un peu plus que les autres, parce que c'était celui-là. Il avait la couleur nostalgique des automnes du futur antérieur, et c'était sa force et son optimiste originalité. Il m'avait ouvert mars comme on ouvre un crâne encombré ; la vase se répand et le coeur du joyau fait des griffes de reflets dans l'air. Demain était beau et personne n'avait osé le lui reprocher. Pas même les paresseux de l'imagination. Ils en avaient, comme toujours, pour l'effort... [Lire la suite]
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16 octobre 2015

Ambiance de cinéma

Pour l'accompagner dans son sommeil, il la borda d'ambiances de cinéma romantique. Ce n'est pas une image, ou une astuce littéraire. Il la recouvrit d'abstrait, puis passa ses mains sous les sensations et lui souhaita une bonne nuit. Couverture d'imagination, elle ne pouvait que dormir au chaud. Il repartit vaquer à quelques occupations, mais, son esprit lui jouait des tours. Comment pouvait-il être sûr que ce qu'il venait de faire existait ? Comment une telle idée pouvait passer par un cerveau sain ? Car son cerveau était sain,... [Lire la suite]
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12 octobre 2015

Vive la vie, Leny

"Vive la vie". Tu l'as écrit sur la pochette, à la fin du spectacle, en 1974, dans une MJC de banlieue rouge de l'ouest parisien. J'ai ressorti le vinyl du fond d'un garage où il vieillit, bien au chaud entre quelques autres dont on n'ose pas se débarrasser. La dédicace respire encore. Elle éclaire le carton d'une lumière un peu nostalgique et poussiéreuse, mais, vive et douce à la fois. Les cloches de l'église voisine sonnent 10 heures quand l'appareil photo numérique embrasse le 33 tours. Choc des époques et flash-back émotionnel... [Lire la suite]
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01 octobre 2015

Le prix à payer

Un jour, plus tard, nous tournerons le dos à l'apparence. Le futile n'envahira plus l'espace. La vérité sera plus belle que l'illusion, et le vernis embellira la matière de son craquèlement irrégulier, rustique et moderne. On osera, enfin, dire aux imbéciles qu'ils le sont. On nommera les pathologies aux oreilles des concernés, pour les aider. Un jour, plus tard, nous ne visiterons plus les villes, de l'électronique au bout d'une perche, pour se photographier l'enveloppe. Nous ne décorerons plus les chiens sauveteurs,... [Lire la suite]
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24 septembre 2015

La Lumineuse

Elle a posé la Corse sur l'horizon outre-mer, et fait la place à votre baluchon. Elle a ouvert plus grand que c'est possible, le rideau de sa cour pour partager jardin. Et sans un mot trop hâtif, malgré le temps pressé, elle a souri à l'instant de ses yeux turquoise.La Lumineuse ne compte pas les heures. Le clocher Saint-Hélène lui sonne qu'elles ne passent que par convention. Un coup de canon, quotidiennement, la rappelle au zénith, la ramène au zénith. Car, le temps n'est qu'un mot, comme jeunesse, comme vieillesse. Des mots. Et,... [Lire la suite]
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12 septembre 2015

C'était hier

C'était hier. Un hier si lointain qu'on l'appelle antan. Pas si antan que cela, cependant. Il est à portée de vie, à portée d'histoire. On sait qu'il s'effacera avec sa propre mémoire, le jour venu, la nuit venue. On se l'invente un peu, on mélange les couleurs, on enlace les parfums, on éclaire de plus beau, on ressent sans saisir.On le raconterait qu'il se dégonflerait. Le récepteur, poli, vous donnerait le change, comprenant qu'il ressemble à l'un de ses hiers à lui. Attendant parfois la fin du récit pour envahir l'espace de sa... [Lire la suite]
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11 septembre 2015

La vie vivante

Il y a ceux qui se posent des questions sur la vie et ceux qui vivent. C'est ce que disent ceux qui vivent.On leur mettrait bien des guillemets bien visibles, bien lourds, parlants, explicites, couronnes kitsch et bonnet d'âne, à leur "vivent".Vivent-ils vraiment ? Ils passent. Entre être et exister, il peut y avoir quelques barreaux d'échelle. Comme entre penser et réfléchir.Ils passent, ils courent après l'instant et la satisfaction. Ils profitent. C'est bien un mot à eux, ça, "profiter". Ils veulent tirer profit des choses. Faut... [Lire la suite]
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04 septembre 2015

Il est si noir, Marie, il est si tard.

Il est cinq heures, Marie s'éveille.Hier, François lui a dit qu'elle sentait les auto-tamponneuses. Elle n'a pas compris. Lui non plus, sans doute.Les enfants qu'on ne photographie pas meurent aussi. Et pas seulement sur les écrans. Elle a pensé au soldat, plus qu'à l'enfant. Au poids, d'un enfant mort sur des avant-bras tendus, à ce poids qui perdurera une vie durant. Des avant-bras tatoués à la sensation.Elle a l'odeur caoutchouteuse et un goût de pneu cramé au fond de la gorge. Elle n'a rien mis sur son Facebook. Annoncer le... [Lire la suite]
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12 août 2015

Se contenter sans se satisfaire

De la même façon qu'on peut être patient et impatient, ou, s'ennuyer sans jamais s'ennuyer, on peut se contenter et ne pas s'en satisfaire.C'est le syndrome du "pas assez", du "jamais assez". Il vous poursuit ou vous précède même. Il fait mouliner jambes et cerveau à l'infini. Tout ce qui a déjà évolué peut encore évoluer. Alors, pourquoi s'allonger ? Ambition démesurée, diraient certains, masochisme prétentieux, diraient d'autres. Qu'importe ! De sa fenêtre, on ne voit qu'un seul horizon.Que ce qui nous est indifférent nous lasse,... [Lire la suite]
Posté par Claudio Orlando à 11:46 - - Commentaires [3] - Permalien [#]